Tout ce qui nous affecte ou nous a affecté durant notre vie est ce qui nous survit: Il n'existe pas de véritable ligne de démarcation entre soi-même, son milieu et autrui. Chacun de nous se trouve en interaction avec les autres et le lieu où il vit; nous devenons une partie de l'autre, et ceux-ci font partie de nous. Il n'y a donc pas de distinction entre moi et autrui et, partant, pas de distinction entre nous-mêmes et le sol que nous foulons ou l'air que nous respirons. Quand nous mourons, ce qui nous survit, c'est notre "corps long": Nous persistons comme partie de ce continuum qui, par extension, englobe l'Univers tout entier. |